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mardi 19 mai 2009

Des videos diaporama du voyage....
un petit diaporama de buenos aires.
de notre arrivee sur le continent sud americain.

Le diaporama de l'ascension du licancabur

Une video marrante de Rurrenabaque: Bains de boue avec Thomas.

lundi 4 mai 2009

Ascension du Sajama, 6550m, le toit de la Bolivie
Après un long périple en bus, camion et mini-bus, nous voici enfin arrivés au Parc National de Sajama, avec un copain francais, Thomas. Nous plantons notre tente au bord du rio et passons l'après-midi à bouquiner, pêcher (sans succès, malheureusement), et faire un peu de lessive.
L'entrée du parc, avec le Parinacota à 6350m (celui de gauche), l'ascension est au programme du prochain voayge dans le coin !
Alors ça mord ? On mange quoi ce soir sinon ? Un lama ?!
Le lendemain, nous trouvons un guide bien équipé et qui semble connaitre son boulot. Il vaut mieux, car l'ascension se passe en grande partie sur la neige et le glacier. Journée agréable avec une petite baignade aux aguas calientes, face au "monstre", suivie par une bonne nuit de sommeil...
A la source d'eau chaude, 38 degrés... Mmhh !
Notre guide et ses étoiles en or sur les dents, épatant non ?!!
Et le 1er mai (bon anniversaire à nos grands-mères!!) au matin, nous mettons en route la cavalerie, à prendre au sens propre, puisque deux mules nous accompagnent jusqu'au camp de base, à 4808m. Nous allons dormir au "sommet du Mont-Blanc" (on ne s'y habituera jamais, même si ce n'est pas la première fois !). La cuisinière nous concocte de bons petits plats sur son réchaud à kérozène. Nous passons une bonne nuit, même pas froid. Vivent nos duvets -15 degrés Valandré, un bon investissement.
Le deuxième jour de l'ascension, nous montons jusqu'à 5400m, aidé par un porteur. On a beau prendre le minimum, on est tous un peu chargé. La vue alentours est splendide : l'altiplano parsemé de volcans enneigés, des couleurs vives, rouge, orange, bleu, blanc....On ne se lasse pas de regarder derrière nous et de prendre des photos. Il fait beau, tout est parfait. Arrivée au campo alto, un grand moment : nous sommes sur une arrête, où est amménagée une toute petite aire à raz le précipice. C'est là que nous devons planter la tente... On pousse 2 ou 3 pierres, et on y arrive. On temine épuisés ! Le repas est prêt. C'est le déjeuner, et dans 2h, on aura droit au diner. A 17h dodo ! Au menu, des pâtes, commes tous les jours, plusieurs fois par jour, mais elles ont des formes différentes, alors ça va... Le vent se met à souffler... et notre tente (enfin, celle du guide, pour 3 places) qu'on ne peux pas vraiment tendre vu les conditions de terrain, se met à flotter et claquer au vent. Ca rend fou ce vent ! Et pour dormir, surtout qu'il est tôt et qu'il fait encore jour, mission difficile. Heureusement, Thomas distribue les boules Quies en cire. Un grand moment de fou rire à cause d'Alexis qui met ca pour la première fois. D'ailleurs, il s'inquiète pour demain, pourra-t-on décoller avec ce vent ? Il n'aura pas beaucoup dormi, dérangé par des maux de ventre qui le poursuivront encore longtemps. Ca y est, il dort !
The team, de gauche à droite : Beatricia la cuisinière,Fernando le porteur,Miguel le guide, Thomas et nous.
Oh c'te touche !!
Remarquez les détails : on n'a pas oublié la boulloire, très important pour faire fondre la neige au camp d'altitude.
Derrière la tente, 400m de vide... Attention en allant faire pipi !!
L'ombre du monstre qui s'étale sur l'altiplano...
Dring dring, le réveil sonne. Il est 23h30... Habillage multicouches, qui se révellera inutile, car il n'y aura pas de vent pour monter et la température est "douce" (-8 degrés). Petit dèj' laborieux car le réchaud est ensommeillé lui aussi. Et c'est parti, 3 loupiotes dans la nuit étoilée, à l'attaque du Sajama et de ses pentes raides, voir très raides lorsqu'il faut grimper un mur à l'aide du piolet et des pointes avant des crampons. Pas de zigzag, le guide monte tout droit en répétant qu'ils vont trop lentement... Oh, oh ! On ne fait pas la course non plus ! Pour prendre des photos, il faut négocier sec. C'est qu'il veut rentrer sur La Paz le jour même, il presse donc un peu son monde... Mais on s'en fout de son emploi du temps ! Alexis commence à être mal, à vomir. Thomas l'encourage à continuer, au contraire du guide qui fait tout pour les convaincre de redescendre (il sera rentré plus tôt comme ça...). Heureusement, nos gaillards ont de la volonté et n'ont pas l'intention d'abandonner en si bon chemin. Et ils arriveront au sommet, fourbus mais victorieux. La vue est splendide, magique, le sommet de la Bolivie ! Et le plus haut sommet sur lequel ils aient mis les pieds. Côté parapente, mauvaise et étrange surprise : pas de vent ! Deux tentatives de décollage, un guide qui s'impatiente et un terrain loin d'être idéal auront raison de la volonté de Thomas, ... mais pas de celle d'Alex... qui profitera au dernier moment d'une bourrasque pour s'envoler. Tout seul. (Attention, cet exercice est réalisé par un professionel (hum hum), ne pas tenter cela à la maison par vous même). Dans l'élan et la précipitation, ils n'ont pas vérifié le contenu des sacs, et Alex est parti avec les crampons de Thomas ! Oh la galère. Le guide, sur ce coup, a bien géré. Il l'a descendu tout le long en rappel. Donc deux fois plus de temps nécessaire. Fini l'idée de rentrer à La Paz ce soir ! Une sacrée expérience tout de même ! Et une peur panique lorsque Gaelle, abritée dans sa tente, ne voit que deux silouhettes arriver au loin, avec 3h de retard ! Heureusement, le porteur venait d'arriver et avait vu le parapente atterrir. Ouf, soulagée ! Un thé pour se remettre de ces émotions, puis l'équipage descend au camp de base où nous attendent depuis longtemps déjà les mules et le muletier. On retrouve Alexis, traumatisé depuis qu'il a vu les crampons dans le sac. On redescend, enfin tous réunis, au village. On a bien mérité l'hotel ! Bon, manque de pot, pas de douche chaude ! Peut-etre que ça se sent à travers votre écran ! Le lendemain, réveil 4h30 pour rentrer à La Paz. On est tellement chargé, que le guide roule à 60km/h tout le long. On mettra 7h pour arriver... enfin. Ahhh, une bonne douche ! Ah non, quand Alex y va, elle est froide ! Photo de nuit avant le départ. On devine la suite des hostilités au clair de lune, derrière.
Quand on vous disait que c'était raide ... Au sommet de la Bolivie !!!
Envol...

jeudi 23 avril 2009

Ascension du Licancabur 5950m

Apres 2 jours d’acclimation au camp de base de la Laguna Blanca, me voici en route pour l’ascension du Licancabur avec Javier, un copain parapentiste Chilien que j’ai rencontré à San Pedro, sa copine Eloise, Francaise, et notre Guide local Macario.

Mais avant retour à la Laguna Blanca, pour une petite acclimatation....

Imaginez-vous, ces deux petits sommets sont à la mème altitude que le Mont-Blanc...

Petit vol avec Macario, Gaelle se douche avec notre douche solaire, ca fait du bien d'avoir un peu d'eau chaude, enfin tiède...

Portrait: Macario, un guide de 62 ans

Macario, en contact radio avec le camp de base pour demander les conditions de vents en bas... Il travaille ici depuis longtemps, car il a déjà gravi 461 fois le Licancabur, incroyable non !? En haute saison, il monte presque tous les jours ! En dehors de ca, il aide Maxima, la cuisinière, à s’occuper du refuge. Il est passionné par sa région, qu’il nous a fait ouvrir à travers les nombreux livres qu’il garde comme un trésor ; et dans presque chacun d’eux, il a sa photo. Il nous a également raconté l’histoire du Licancabur, cette montagne autrefois sacrée par les Incas ; ils montaient d’ailleurs régulièrement à son sommet pour porter des offrandes à la Pacha Mama, la Terre Mère. Il prend son métier à coeur et ne part jamais sans sa radio et une corde dans son sac. Il est fier de pouvoir dire qu’il a ramené tous ses clients sains et saufs.Maxima, la cuisiniere du refuge, un personnage aussi...
Depard pour l'ascension, le Lundi 20 avril (bon anniversaire Annik) A 2h30, nous sommes au pied du volcan sacré. Afin de respecter les traditions Incas, Macario nous invite à faire une offrande à la Pacha Mama : quelques feuilles de coca que nous enterrons avec une prière, Nous prenons ensuite le pas tranquille de notre guide, et dans la nuit étoilée, nous montons lentement sur le sentier qui serpente pendant des heures. Nous mettrons 7h30 pour grimper les 1450m dénivellée qui nous montent au cratère, à 5950m. Il n’y a pas de glacier ni de neige, mais cela reste de haute montagne et pour moi, les 200 derniers mètres sont éprouvants. Mais j’ai trouvé cette ascension moins difficile que celle du Stok Kangri, en Inde. Bien sur, j’avais la voile sur le dos, et les conditions semblaient bonnes en montant.

La laguna Verde et Blanca au crepuscule.
La laguna verde
Eloise
Javier Mais au sommet, mauvaise surprise, le vent vient dans le sens contraire… Nous tentons bien un décollage face au vent coté San Pedro, mais c’est trop risqué, du moins en biplace. C’est donc un peu décu que je suis redescendu avec la voile sur le dos. Mais cela reste une expérience magnifique, que je regrette de n’avoir pu partager avec Gaelle, qui est restée au camp de base, coincée par un début de sciatique. On en fera d’autres !
Un des plus haut lac du monde, 5900m. Nicolas Hulot avait plonger avec son equipe lors d'un Ushuia, ils avaient decouvert de la vie.... Des micros organismes.
La fine equipe au sommet, Eloise, Javier, Macario et moi
Vu du cote st pedro de atacama, je me tate a essayer un decollage ici, mais le vent est fort et la pente aussi.... un rotor rend impossible la montee de l aile... tans pis mieux vaut redescendre en marchant...