Affichage des articles dont le libellé est Trekking. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Trekking. Afficher tous les articles

mardi 19 mai 2009

Des videos diaporama du voyage....
un petit diaporama de buenos aires.
de notre arrivee sur le continent sud americain.

Le diaporama de l'ascension du licancabur

Une video marrante de Rurrenabaque: Bains de boue avec Thomas.

mercredi 7 janvier 2009

Trek dans la jungle
Nous voici parti pour une petite excursion dans la jungle, a la rencontre des tribus des montagnes et des elephants. C'est un mini trek de 2 jours tout organise, en groupe. Il n'y avait que des jeunes, le guide etait sympa et mettait une bonne ambiance, donc on a passe une viree nature tres chouette. Notre aventure en images.D'abord, une en petite ballade elephant...
Ensuite, une promenade dans la jungle......
Arrivee au village Mahu
Rencontre avec les enfants,Le lendemain, on a fait du rafting. La riviere, super chouette, n'avait pas trop d'eau, beaucoup moins qu'au Nepal. Puis on a fini par du bambou rafting. Ce fut une journee memorable...

jeudi 20 novembre 2008

Trek : Le Sanctuaire des Annapurnas
Nous voila de retour d'une formidable ballade au coeur du massif des Anapurnas qui a dure 9 jours.
De la jungle aux neiges eternelles ce trek vous emmene jusqu au camp de base de l' Anapurna 1 qui culmine a plus de 8000m d' altitude.... Magnifique !
Le premier jour, on fait vraiment cool. On se balade plutot qu’autre chose. On s’arrete vers une cascade dans laquelle Alexis joue a Tahiti douche ! On fait une sieste vers la riviere, a l’ecart du chemin. Et le soir, en attendant notre repas, on joue aux echecs ou on bouquine. Le lendemain, on attaque pour de vrai. On fait 1300m de denivellee. La vue, tout le long, doit etre magnifique, mais c’est couvert, quel dommage. Par contre, on est mieux pour marcher. On voulait aller jusqu’aux sources d’eau chaude de Jhinu, mais finalement, en demandant notre chemin, un habitant nous propose de manger et dormer chez lui. Super ! Nous sommes a Uri. On a passé une soiree geniale avec les enfants qui nous ont aides a fabriquer un jeu d’echecs, et avec qui Alex a joue a la carambole, un jeu de palets tres courant ici. On a bien discute avec eux, ils etaient sympas. L’homme de la maison avait un frere sourd et presque muet. Ils nous a bien fait rire : il dansait dans tout les sens en chantonnant. Ils nous ont fait un bon dal-bath puis on s’est couche : tous les deux dans un lit une place, un autre lit pour les 4 gosses et un autre pour les parents, tous dans la meme piece. A 4h30 du mat’, il allume la lampe qui se trouvait bien sur juste au-dessus de nous. Il nous explique que les jours de pleine lune, ils se leve plus tot. Du coup, a 7h on est reparti. Journee assez tranquille. La descente jusqu’aux sources nous casse un peu les pattes de bon matin, puis ca remonte et ca redescend. Ca ne fait que monter-descendre ce trek, d’ailleurs. Quand on arrive, on est tous seuls dans les bacs d’eau legerement soufree. Elle n’est pas brulante, donc on peu y rester a volonte. Mais au bout de 20mn, des gens arrivent, alors on se rhabille. La montee est difficile, on est tout mou ! Des marches et encore des marches. Par contre, il fait super beau, les paysages sont splendides et la vue est magnifique sur le Machapuchare et les Annapurnas. On se pause dans un restau-guest house super bien placee, a Chomrong. On devait n’y rester que pour le repas de midi, mais finalement on y est reste dormir. Le soir, dans la piece commune avec une grande table, on a bien discute avec des Autraliens qui ne savaient pas s’ils allaient plus haut, des francais qui redescendaient et qu’on retrouvera en Thailande, une Canadienne qui avait fait le tour des Annapurnas et qui prolongeait par le Sanctuaire, des Polonais qu’on croisera pendant plusieurs jours. C’est super une seule grande table ! Le soir, les villageois nous font un spectacle de danse et de chants. Alexis a danse avec eux, c’etait rigolo ! On a vraiment bien dormi, cette nuit la, super bien mange et les gens sont sympas ; on reviendra ! Puis on monte pour Dovhan. Descente de marches, montee de marches entre des dizaines de groupes, beaucoup de francais, d’ailleurs. Alexis trace pour les semer, mais il en apparait toujours des nouveaux devant. Et des porteurs, des centaines de porteurs. Impressionant ce qu’ils portent : des bouteilles de gaz, des citernes, des lits pliants… Pfff, les pauvres. On a sympatise avec certains qui nous ont fait tester leur charge de 25kg, pfiouuuh! Au bout de 30 secondes ca nous enfoncait le cou dans les epaules. Ils ont du merite ! La haut, tout est plus cher, mais on sait pourquoi ! On continue notre route qui devient magnifique. Nous sommes dans la jungle, sur un petit sentier de terre et presque tous seuls. C’est genial ! On se croirait dans Jurassic Parc. Et d’ailleurs, on apercoit une horde de gros singes gris. Ils vont de branches en branches, certains se retournent et nous observent. On est tout content ! Les premiers gros animaux sauvages qu’on voit. On arrive assez tot ; on profite donc un peu du soleil qui se couche si tot, vers 17h. Les affaires qu’on lave n’ont pas le temps de secher. Gaelle oeuvre dans ses massages sur Alexis et sur elle meme. Ca nous aide vraiment a evacuer les toxines et le lendemain on court comme des lapins. Ce lendemain, c’est LA journee. 1500m de denivelle jusqu’a 4113m, le camp de base de l’Annapurna Sud. La route est belle, au depart surout, ensuite, on est dans une gorge, mais on voit apparaitre petit a petit le Machapuchare, qu’on ne voyait plus. On se pose au MBC (Machapuchare Base Camp) pour manger. On sympatise avec des francais et on apprendra plus tard (par d’autres copains qui les ont croises, le monde est petit) que l’un d’eux est renter en helico, a cause d’une cheville foulee. Sans les sacs, on monte avec Simon jusqu’au ABC (Annapurna Base Camp). Ici, c’est vraiment spectaculaire. On saisit tout le sens de “Sanctuaire”. On est entoure de montagnes enormes, des faces verticales, de seracs choatiques, des glaciers. Impressionant !
On se boit un bon the brulant, parce qu’ici, ca caille ! On a choisit de ne pas dormer ici, parce que tout le monde disait qu’on y dormait mal a cause du froid et de l’altitude. Mais on regrette un peu. On reviendra demain pour le lever du soleil. On passe une bonne soiree, mais on va se coucher tot, comme d’habitude d’ailleurs. On se leve a 5h pour monter en direction du ABC. Le lever du soleil est magique ! On prend des photos sans s’areter ! Puis on redescend au MBC, on dejeune, et on part pour une journee enorme de 800m de denivellee positive et 2800m en negatif. On croise des copains de Pokhara, qu’on n’attendait pas la du tout. Eux, ils tracent ! Ils font des etapes de fou. Mais, nous aussi aujourd’hui et on est lessives en arrivant a Chomrong. Mais on a retrouve notre lodge favori, on s’est arête a la German Bakery (les seules vraies bonnes patisseries du Nepal) prendre une apple pie a la cannelle trop bonne, Alexis prend une biere avec 2 nouveaux copains qu’on a rencontre en route, Marc (clin d’oeil a mon Papounet) et Jimmy d’Evian, donc tout va bien. Une bonne douche chaude, un bon massage et nous revoila sur pied.
Le jour suivant, on decide de faire tranquille : les gars sont tous casses, et puis on est bien ici, a quoi ca sert de courir ?! On passe donc plus de temps sur les terrasses que dans nos baskets ! On est a Tadopani, avec une vue splendide sur les montagnes, un lever et coucher de soleil magnifiques. Le lendemain, pareil, c’est cool. On va jusqu’a Gorepani, pour voir le lever du soleil depuis le fameux Poon Hill, repute comme etant la plus belle vue sur les Annapurnas et le Daulagiri. Il y a d’ailleurs 100 ou 200 touristes qui viennent ici chaque matin. Comme on est pas trop fatigue, on monte voir le crepuscule. C’est franchement magifique ! Demain les plus courageux remonteront. On passe une bonne soiree autour d’un poel fait avec un tonneau. On joue aux cartes avec Marc, Jimmy et deux autres francais qu’on a trouve en route, Lise et Bebeille. Alexis se fait laminer aux echecs par le proprietaire de la Guest-house. Les Nepalais sont souvent tres forts a ce jeu ! Le lendemain matin, c’est nuageux, donc on reste couche. Et c’est bien comme ca ! Aujourd’hui, on rentre a Pokhara. La descente est longue et surpeuplee. On est bien contents d’arriver et de retrouver nos potes. On serait bien restes encore la haut, au calme, sans les klaxons qui nous reveillent a 5h du mat’. On est vraiment contents de notre tour, c’etait magnifique ! Des paysages magiques, des rencontres par dizaines, un effort partage… On reviendra, parce que, d’apres ce que nous ont dit des personnes avec qui on a discute, il y a de plus beaux treks a faire encore au Nepal…

lundi 6 octobre 2008

Trek au Kang Yatse et Markha Valley
Nous voici de retour en ville, après un magnifique trek de 8 jours dans les belles montagnes du Ladakh. Nous sommes partis a 5, avec deux amis guides espagnols, Sergi et Xavi, ainsi que Kristin, une allemande, meme si chacun a fait son bout de chemin de façon differente.

De gauche a droite : Xavi (prononcer Chavi), Alexis, Sergi et Kristin ( Gaelle est au lit un peu malade...)
Xavi et sa tete de vainqueur !
Première partie : approche du Kang Yaste. Nous sommes donc partis le dimanche midi en jeep pour Shang Sumdo, chargés comme des mules. Mais non, pas assez chargés, puisque nous avons oublié la moitie de la nourriture, entreposée dans un magasin… Un deuxième aller-retour a Leh, donc, pendant que 3 d’entre nous s’installaient dans la guest-house et discutaient pour trouver des chevaux. La famille est vraiment sympathique et nous les aidons au travail des champs : retourner l’orge coupe a l’aide d’une fourche, pendant des heures, afin d’en faire tomber les grains ! Ici, tout est un travail de titan, tout prend du temps et de l’énergie. Mais ils ont tout ça : quand on voit les mamies travailler aussi dur que les jeunes ! Wahou, c’est impressionnant ! Pas de retraite ici, on aide tant qu’on peut et c’est tout ! Le lendemain, seulement 2 petites heures de marches pour accéder au village suivant.

Même genre de gueste-house, même repas (riz, lentilles, légumes), même chaleur humaine. Sauf que Gaelle est un peu malade du ventre, rien de grave, ça ne durera qu’un jour et une nuit. Le deuxième jour de marche, c’est bien plus difficile. On a un col a plus de 5000m d’altitude a passer et …on les sent passer !

Deux de nos quatre chevaux, bien charges, qui grimpent peniblement le col.

Il y a de la neige, mais il ne fait pas froid. Depuis le col, on termine les 250m de denivellee négative en parapente.

Vue depuis le col.

On arrive donc a Nimaling, a 4800m ! Ici, il fait froid. Surtout la nuit. -10 degrés au moins. La rivière gèle la nuit ! La brise froide descend des pentes enneigées et gèle tout ce qui est resté humide dehors, et même dans les tentes : eau des gourdes, gant et serviette de toilette,… Le lendemain, les rayons du soleil nous réchauffent vite. Mais pour faire la vaisselle de la veille dans la rivière, il faut se motiver ! L’eau transit les mains ; quand on le ressort, on a des paillettes de glace sur la peau, la vaisselle, au lieu de sécher, gele ! Un bon thé pour se réchauffer… mais il faut parvenir a faire marcher ce réchaud au kérosène indien ! On doit appeler plusieurs fois le gars de la tente-shop à la rescousse ! Ce réchaud, ça sent mauvais, c’est sale et c’est surtout très technique. Il parait que c’est mieux que le gaz en altitude. Mais on arrive à se faire de bons petits plats, grâce a Sergi, fin cuisinier des montagnes. Nous resterons 4 nuits à Nimaling ! Kristin est partie pour la Markha Valley, plus au chaud. L’alpinisme ne le tente pas.

Le Kang Yatse, magnifique, depuis notre camp.

Pour nous, ce fut une vraie expédition mais pas comme prévu… malheureusement. La deuxième nuit, après un jour de repos au camp, nous nous réveillons a minuit pour tenter l’ascension du Kang Yatse. Mais, mauvaise nouvelle, Xavi est malade. Impossible pour lui de partir, des qu’il marche, ça lui tord les boyaux. On pourrait partir a 3, mais ce serait dommage. Déjà un, on est une team, de plus, un jour de plus d’acclimatation ne fera pas de mal, et surtout, si on par a 3, adieu la possibilité de décoller du sommet : Sergi ne peut pas redescendre seul le glacier. Un bon chocolat chaud et on retourne donc se coucher. Le lendemain, les 3 les plus en forme vont se promener au dessus du camp, chaussés des Koflach (chaussures d’alpinisme en plastique). La neige est poudreuse, ce qui ne laisse présager rien de bon pour l’ascension : faire la trace dans la neige molle, ça fatigue très vite et le glacier peut être avalancheux. Le moral n’est donc pas au plus haut, même si nous avons pu nous élever un peu en rentrant de notre ballade en parapente. Et le décollage fut tendu, il a fallu s’y reprendre a deux fois, avec un « pique-du-nez » dans la neige entre 2 ! Vent de cul, neige molle et faible densité de l’air due a l’altitude… que de facteurs négatifs a la fois ! Mais on a réussi, après avoir passe un quart d’heure a damer une piste d’envol…

Troisième nuit, on loupe le réveil et on se lève avec 2 heures de retard !... Décidément ! Mais, on se motive et on part. Une vieille trace gelée et toute cabossée nous guide dans la nuit noire. Nos frontales se dandinent en file indienne (!). Il ne fait pas trop froid, même si le thé bouillant des gourdes devient vite tiède. Le chemin est, comme prévu, peu évident : parfois le pied se pose sur de la neige dure, parfois il s’enfonce dans la neige molle ou croûtee, parfois il glisse sur les gratons… Au bout de 3h30 de marche, Sergi s’arrête, la loi de séries : il se sent tout a coup très fébrile et malade,… au ventre. Il peinera d’ailleurs à redescendre. Nous continuons a 3, en sachant que le vol du sommet, c’est fini. L’aube arrive, et avec elle des jeux de lumière sur la foret de pointes rocheuses si colorees, des massifs alentours. Ca remet du baume au coeur.

Nous approchons du glacier, mais Xavi, notre dernier guide, fatigue enormement. La journée d’hier, au lit et au régime sec, l’a beaucoup affaibli. Cette fois, on dit adieu… au sommet. De toute façon, la neige du glacier dessine des plaques qui pourraient bien partir en avalanche. Donc pas de regret. On décide donc de décoller depuis un dôme assez raide, en dessous du glacier, a 5500m. Un beau vol de haute altitude quand même. On rentre au camp, contents de pouvoir faire une sieste dans nos sacs de couchage posés au soleil.
Depuis le decollage.
Dans l’après-midi, Xavi descend chercher le horseman, car ils préfèrent rentrer au plus vite. Ils avaient prévu de rentrer dans 5 jours seulement, mais leur état de santé et les conditions de neige les font changer d’avis. Nous, nous avons pris la décision de rallonger un peu notre expédition en partant par la Markha Valley. Cette solution nous permettra de faire enfin un trek itinérant, et non pas un aller-retour. En plus, on ne sera que tous les deux, sans équipage, puisqu’il y a des guest-houses le long du chemin. On ne prendra donc que le minimum, sur notre dos.