lundi 6 octobre 2008

Trek au Kang Yatse et Markha Valley
Nous voici de retour en ville, après un magnifique trek de 8 jours dans les belles montagnes du Ladakh. Nous sommes partis a 5, avec deux amis guides espagnols, Sergi et Xavi, ainsi que Kristin, une allemande, meme si chacun a fait son bout de chemin de façon differente.

De gauche a droite : Xavi (prononcer Chavi), Alexis, Sergi et Kristin ( Gaelle est au lit un peu malade...)
Xavi et sa tete de vainqueur !
Première partie : approche du Kang Yaste. Nous sommes donc partis le dimanche midi en jeep pour Shang Sumdo, chargés comme des mules. Mais non, pas assez chargés, puisque nous avons oublié la moitie de la nourriture, entreposée dans un magasin… Un deuxième aller-retour a Leh, donc, pendant que 3 d’entre nous s’installaient dans la guest-house et discutaient pour trouver des chevaux. La famille est vraiment sympathique et nous les aidons au travail des champs : retourner l’orge coupe a l’aide d’une fourche, pendant des heures, afin d’en faire tomber les grains ! Ici, tout est un travail de titan, tout prend du temps et de l’énergie. Mais ils ont tout ça : quand on voit les mamies travailler aussi dur que les jeunes ! Wahou, c’est impressionnant ! Pas de retraite ici, on aide tant qu’on peut et c’est tout ! Le lendemain, seulement 2 petites heures de marches pour accéder au village suivant.

Même genre de gueste-house, même repas (riz, lentilles, légumes), même chaleur humaine. Sauf que Gaelle est un peu malade du ventre, rien de grave, ça ne durera qu’un jour et une nuit. Le deuxième jour de marche, c’est bien plus difficile. On a un col a plus de 5000m d’altitude a passer et …on les sent passer !

Deux de nos quatre chevaux, bien charges, qui grimpent peniblement le col.

Il y a de la neige, mais il ne fait pas froid. Depuis le col, on termine les 250m de denivellee négative en parapente.

Vue depuis le col.

On arrive donc a Nimaling, a 4800m ! Ici, il fait froid. Surtout la nuit. -10 degrés au moins. La rivière gèle la nuit ! La brise froide descend des pentes enneigées et gèle tout ce qui est resté humide dehors, et même dans les tentes : eau des gourdes, gant et serviette de toilette,… Le lendemain, les rayons du soleil nous réchauffent vite. Mais pour faire la vaisselle de la veille dans la rivière, il faut se motiver ! L’eau transit les mains ; quand on le ressort, on a des paillettes de glace sur la peau, la vaisselle, au lieu de sécher, gele ! Un bon thé pour se réchauffer… mais il faut parvenir a faire marcher ce réchaud au kérosène indien ! On doit appeler plusieurs fois le gars de la tente-shop à la rescousse ! Ce réchaud, ça sent mauvais, c’est sale et c’est surtout très technique. Il parait que c’est mieux que le gaz en altitude. Mais on arrive à se faire de bons petits plats, grâce a Sergi, fin cuisinier des montagnes. Nous resterons 4 nuits à Nimaling ! Kristin est partie pour la Markha Valley, plus au chaud. L’alpinisme ne le tente pas.

Le Kang Yatse, magnifique, depuis notre camp.

Pour nous, ce fut une vraie expédition mais pas comme prévu… malheureusement. La deuxième nuit, après un jour de repos au camp, nous nous réveillons a minuit pour tenter l’ascension du Kang Yatse. Mais, mauvaise nouvelle, Xavi est malade. Impossible pour lui de partir, des qu’il marche, ça lui tord les boyaux. On pourrait partir a 3, mais ce serait dommage. Déjà un, on est une team, de plus, un jour de plus d’acclimatation ne fera pas de mal, et surtout, si on par a 3, adieu la possibilité de décoller du sommet : Sergi ne peut pas redescendre seul le glacier. Un bon chocolat chaud et on retourne donc se coucher. Le lendemain, les 3 les plus en forme vont se promener au dessus du camp, chaussés des Koflach (chaussures d’alpinisme en plastique). La neige est poudreuse, ce qui ne laisse présager rien de bon pour l’ascension : faire la trace dans la neige molle, ça fatigue très vite et le glacier peut être avalancheux. Le moral n’est donc pas au plus haut, même si nous avons pu nous élever un peu en rentrant de notre ballade en parapente. Et le décollage fut tendu, il a fallu s’y reprendre a deux fois, avec un « pique-du-nez » dans la neige entre 2 ! Vent de cul, neige molle et faible densité de l’air due a l’altitude… que de facteurs négatifs a la fois ! Mais on a réussi, après avoir passe un quart d’heure a damer une piste d’envol…

Troisième nuit, on loupe le réveil et on se lève avec 2 heures de retard !... Décidément ! Mais, on se motive et on part. Une vieille trace gelée et toute cabossée nous guide dans la nuit noire. Nos frontales se dandinent en file indienne (!). Il ne fait pas trop froid, même si le thé bouillant des gourdes devient vite tiède. Le chemin est, comme prévu, peu évident : parfois le pied se pose sur de la neige dure, parfois il s’enfonce dans la neige molle ou croûtee, parfois il glisse sur les gratons… Au bout de 3h30 de marche, Sergi s’arrête, la loi de séries : il se sent tout a coup très fébrile et malade,… au ventre. Il peinera d’ailleurs à redescendre. Nous continuons a 3, en sachant que le vol du sommet, c’est fini. L’aube arrive, et avec elle des jeux de lumière sur la foret de pointes rocheuses si colorees, des massifs alentours. Ca remet du baume au coeur.

Nous approchons du glacier, mais Xavi, notre dernier guide, fatigue enormement. La journée d’hier, au lit et au régime sec, l’a beaucoup affaibli. Cette fois, on dit adieu… au sommet. De toute façon, la neige du glacier dessine des plaques qui pourraient bien partir en avalanche. Donc pas de regret. On décide donc de décoller depuis un dôme assez raide, en dessous du glacier, a 5500m. Un beau vol de haute altitude quand même. On rentre au camp, contents de pouvoir faire une sieste dans nos sacs de couchage posés au soleil.
Depuis le decollage.
Dans l’après-midi, Xavi descend chercher le horseman, car ils préfèrent rentrer au plus vite. Ils avaient prévu de rentrer dans 5 jours seulement, mais leur état de santé et les conditions de neige les font changer d’avis. Nous, nous avons pris la décision de rallonger un peu notre expédition en partant par la Markha Valley. Cette solution nous permettra de faire enfin un trek itinérant, et non pas un aller-retour. En plus, on ne sera que tous les deux, sans équipage, puisqu’il y a des guest-houses le long du chemin. On ne prendra donc que le minimum, sur notre dos.
Depart pour la Markha Valley. Dernière nuit dans le froid de Nimaling. Le lendemain, de bonne heure, nous plions nos affaires et nous voici partis pour près de 80 bornes en 2 jours et demis ; mais ça, nous ne le savons pas exactement. Cette ballade va se révéler plus fatigante que prévu, car nous avalons le premier jour l’équivalent de 2 journées, soit 7h de marche d’un bon pas. Nous arrivons a Markha Village, fourbus. Les courbatures se font déjà sentir et la ceinture du sac nous a fait des bleus sur les hanches. Ouille ouille ouillle !
Mais les paysages traverses ces 2 jours seront splendides. Un temps parfait, des couleurs toujours plus belles avec l’arrivée de l’automne dans les arbres. Les gens chez qui nous logerons sont vraiment formidables. Plus le travail qu’ils doivent accomplir est difficile, plus ils chantent fort ! Et toujours le sourire aux lèvres, voire des éclats de rire quand ils voient notre tête étonnée devant leur peine. En campagne, il n’y a pas de misère : les gens ont peu, mais suffisamment pour vivre sans avoir faim. De plus, tout ce qu’ils ont est multiplié par l’amour qu’ils portent en eux. Ils s’occupent également très bien des enfants : le bébé passe de bras en bras, ils jouent avec, sans arrêt. Nous n’avons jamais vu un bébé seul dans une chaise avec un jouet a la main, comme en France. Non, ici, c’est la communication et l’échange qui les font grandir. Comme les enfants plus grands, également : pas de TV, pas de jouets débiles en forme de pistolet,… ils dansent sur la musique, jouent ensemble ou aident au champs. Beaucoup vont a l’école aussi. Dans cette région touristique, de nombreuses associations ont permis aux enfants des villages les plus recules d’avoir accès a l’éducation. Ils parlent parfois quelques mots d’anglais et nous passons des moments merveilleux avec eux.

Une pierre de priere, gravee.

Le troisième jour dans la vallée nous permettra d’accéder a Chilling, un village pas plus gros que les autres, mais qui est sur une route.

Pour y parvenir, nous avons fait la route ce matin depuis notre guest-house jusqu'à la route, accompagnés des travailleurs qui allaient au boulot. Il leur faudra au moins 1h30 a pied pour s’y rendre ! Et le travail qui les attend est dur et pénible : construire la route, dans la poussière et en plein soleil. Mais eux, ils rigolent sur le chemin et discutent avec nous. Avant la route, il faut traverser un fleuve, le Zanskar. Et comment, puisqu’il n’y pas de pont ? Avec une cage suspendue a un câble, qu’ils tirent depuis l’autre rive ! Nous traversons donc ainsi la rivière et continuons notre chemin. A Chilling, pas un chat, ou presque ! Pas de téléphone non plus ! Comment faire pour qu’une jeep vienne nous chercher. En ete, des touristes arrivent tous les jours et on peut repartir avec leur 4x4. Mais la… Un homme s’approche et nous lui expliquons notre situation. Coup de chance, il attend des touristes d’ici une heure. Ouf ! Nous arrivons donc finalement a Leh, ou nous retrouvons notre équipe au grand complet, ainsi que nos amis Ladakhis. On va fêter tout ça ce soir, si on a encore un peu d’énergie, et profiter a fond des derniers moments a Leh, ville ou nous aurons finalement séjourné un mois…

jeudi 25 septembre 2008

Business, business... Hier soir, la soiree a ete super sympa. Nos amis ladakhis d'Internet nous ont prepare une soiree surprise... qui en a ete une ! Ils ont achete de quoi faire un apero et nous ont conduit, nous et un couple d'amis autrichiens, ... dans un terrain vague ! Assis devant les phares de la voitures, le plus emmitouffles possible dans nos vestes... On aurait dit des ados qui se cachent pour boire un coup ensemble !! Mais on a vraiment bien rigole. Ensuite, on est alle manger une pizza. Ils ont commence a nous parler du business qu'ils veulent monter a Leh : une ecole de parapente, avec Alexis comme moniteur (of course), contacter la presse pour parler du vol du Stok Kangri et des vols possibles a Leh. Ils avaient deja le titre : un nouveau sport est ne au Ladakh !! Et a 1h du mat', le plus tard qu'on ait fait ici, on est rentre a la guesthouse. Une bonne nuit et c'est reparti pour une journee de vols biplace... et discussions business ! Ils nous emmene voir un de leur cousin qui tient une grosse agence de trekking a Leh et qui travaille en lien avec des entreprises en France. Il veut s'occuper de l'obtention des autorisations de vol (il a le bras long), des visas de travail, d'acheter des voiles, prospecter la clientele... Alexis n'a qu'a dire si le vol en parapente est possible ici aerologiquement parlant, de venir travailler ici au printemps et automne et de dire combien il veut !!! Il veut meme nous payer la guesthouse, pour qu'on reste un peu plus ici, pour qu'on ait le temps d'analyser les spots possibles !!! C'est hallucinant et tres destabilisant... on est en vacances, quand meme !! Enfin bon, c'est rigolo de les voir faire. On ne prendra bien sur aucune decision maintenant... le voyage est encore long !

mercredi 24 septembre 2008

Ambiance dans l’Internet office… et vols indigenes…

No wind, il faut courrir !!

Nous venons toujours dans le meme point Internet. Vu le temps qu’on y reste, on peut negocier ! Comme tout ici, d’ailleurs. Nous visionnons notre video du decollage du Stok Kangri et bien sur, ca remeute du monde ! Le proprio adore ! Le lendemain, nous revoici au meme endroit ; le gars nous redemande la video et fait venir tous ses potes (6 ou 7). Et les voici en train de faire tourner en boucle la video, volume a fond. On nous entend donc tres bien hurler de joie… et ca remene encore plus de monde autour de l’ecran. Ils aiment bien regarder aussi la video du vol de notre horseman.

Tsuki, une Ladakhi avant le deco

Le gerant d’Internet nous demande donc de voler aussi ! Alexis dit : “OK, rendez-vous ici demain a 10h”. Et c’est comme ca qu’on s’est retrouve a 2 jeep blindes d’Indiens et de potes, a monter vers un deco potentiel ! Alexis a donc fait 8 biplaces aujourd’hui, remontant a chaque fois a peid. C’etait epuisant mais franchement super. Ils etaient aux anges ! Tout le monde ne parle que du parapente a Leh, Alexis est LA star du moment ! Demain et les jours suivants sont bookes a fond, Maintenant il fait payer un peu parce qu’on ne peut pas faire voler tout Leh. Le plus souvent, on trouve des arrangements : une fiesta organisee pour nous en perspective, Internet illimite “for free”… C’est parfait. On est bien a Leh !!

Tashi, le proprietaire de notre 'camp de base' : Olden Internet !

Notre grand passionne, alias "Thank you, really, I'm so lucky ! "

Vol au-dessus de la la Gompa (monastere) de Leh

VOL A LEH
Et voila, notre retour a Leh nous a permis de faire une chose tres importante que nous n’avions pas eu l’occasion de faire : un vol en parapente !! Nous avons decolle depuis un flan de montagne au dessus d’une belle gompa (monastere) blanche. Et, contre toute
attente, ca monte !! Nous voici en train d’enrouler au dessus des cretes. Nous avons atteint le sommet et pu avoir une vue a 360 degres. C’etait enorme ! Puis nous avons transite au-dessus de la gompa puis au-dessus de la ville. On a traverse la ville de Leh !!! On s’est a peine fait remarquer... Les gosses hurlaient dans la cours de l’ecole en nous faisant de grands gestes. On a pose juste a cote du terrain de sport. Ils sont tous venus (au moins 60 ou 80 garcons) autour de nous. C’etait genial !! Alexis a joue un moment au foot avec eux. On gardera vraiment un super souvenir de ce vol !
Un peu de gym pour se degourdir les jambes !! Un petit lac avant Tso Moriri Tso Moriri On the road... (un des meilleurs asphaltes du trajet!) Le premier col depuis Leh, le deuxieme col motorise le plus haut du monde.
Tso Moriri. Notre safari jeep autour des lacs de Tso Moriri et Tso Kar a ete vraiment splendide. Nous avons traverse des paysages magiques et varies : vallees sculptees dans un beau granite de toutes les formes et toutes les couleurs, riviere a rafting, sources d'eau chaude, lacs, montagnes enneigees dorees par le soleil couchant... C'etait vraiment superbe. La route est toujours aussi cabossee que partout en Inde et la piste... l'est encore plus, bien sur. Surtout quand on prend les raccourcis. Problemes de dos s'abstenir !! C'est donc assez epuisant meme si on ne bouge pas beaucoup ! Il faisait aussi tres froid (moins quelquechose le jour et -10 ou -15 degres la nuit) ! Et notre jeep n'avait pas de chauffage, ni de ventilation. Il fallait donc laisser les fenetre un peu ouvertes... brrrr. Mais l'ambiance avec nos amis allemands et autrichiens etait top. Hier soir, a Leh, tous dans la nmeme guesthouse, on s'est vraiment bien marre. Un copain bulgare (avec qui on a fait le Stok Kangri) nous a rejoint et on a joue a 6 a un Pictionary improvise qui melangeait mimes et dessins. On s'est pique des fous rires enormes, a ne plus pouvoir respirer. Ca fait vraiment du bien !!!

mardi 23 septembre 2008

This is India ! Depuis jeudi 18, on essaie d'organiser un trek entre deux lacs, Tso Moriri a Tso Kar, a plus de 4000m d'altitude. Mais les choses ne se faisaient pas aussi facilement que pour le Stok Kangri, car l'agence n'avait pas de contact direct avec les horsemen de Tso Moriri. Le seul qui etait a Leh en ce moment ne voulait pas partir pour 2 chevaux seulement... On se disait, "ce n'est pas grave, on verra sur place". Puis, les circonstances ont modifie nos plans. Un couple d'amis autrichiens, rencontre sur le chemin du Stok Kangri, nous propose d'aller avec eux, faire le meme trajet mais en jeep. La neige qui pointait son nez et le manque d'organisation, nous ont fait changer nos plans et les suivre. Le samedi matin, 7h, nous sommes tous prets devant l'agence. Mais la route pour Manali est fermee : les 3 cols a plus de 5000m sont enneiges. On reporte a dans 2 jours au moins... Samedi soir, l'agence nous dit : "On a trouve un chauffeur pour demain matin". OK. Dimache matin, 7h, tous prets devant l'agence. Discussion : la route est-elle vraiment ouverte ? On ne veut pas partir pour revenir sur nos pas. " No problem, no problem ! " Pour aller a Tso Moriri, il n'y a pas de col. Et pour les jours suivants, la route sera bien ouverte d'ici la... Depart. Il fait beau. Le paysage est splendide. La route est toujours aussi cabossee. L'ambiance dans la jeep est bonne. A Tso Moriri, ca caille vraiment. On est bien content de n'avoir pas pu faire notre trek. Tout est recouvert de neige et les chevaux ne partent pas facilement dans ces conditions. On aurait surement ete coinces la... Lendemain, reveil 5h, la route est longue. Crevaison par moins je-ne-sais-pas-combien. Et c'est reparti. Paysage toujours aussi magnifique. Arrivee sur la route de Leh. Ca va pour l'instant. Pause lunch a Pang. Puis poste de police : "Road is closed!" Oh non. On essaie de negocier pour avancer quand meme un peu. Mais le prochain village tres froid, juste avant le col, est surpeuple : 400 personnes attendent la pour passer, il n'y a plus de nourriture, plus assez de couvertures pour tout le monde. L'helicoptere rapatrie les gens malades, les femmes et les enfants. Et beaucoup sont en train de revenir a Pang, plus "douillet". Bon, d'accord. Il faut prendre un decision, si on veut reserver un lit a Pang. Discussion dans la jeep. Des locaux qui reviennent du 'village-gele" nous disent qu'il faut compter encore au moins 3 jours pour que la route soit ouverte. Wahou. On decide de retourner sur Leh. Et voila, "Come back to Lehhh!!!" Au debut, c'est un peu la deprime, mais tres vite, la route se termine (soit 7h), a fond dans les raccourcis sur la neige et la piste (ou hors-piste), une crevaison, et nous, chantant a plein poumons sur les chansons qui tournent en boucle depuis 2 jours... Les journaux disent aujourd'hui (nous sommes rentres hier soir) que la route est ouverte... mon oeil ! Conclusion : on ne peut rien prevoir en Inde, on peut eventuellement savoir des choses sur le passe, mais pas du futur ni meme du present !!

samedi 20 septembre 2008

decollage improvise au dessus du camp de Mankarmo, a 4200 m d'altitude Vol avec notre horseman.
Merci Nervures,
Nervures, cest une marque francaise de parapente qui nous a aide a financer notre biplace ARTESON 38metre carre. Il fait seulement 5 kg, et en en plus c est un vrai velo, il est tres maniable, tres agreable a piloter. Il permet des decollages rapides. Meme a 6100m, on a decolle avec 5 km heure a peine de face sans forcer.
Vraiment excellent.

jeudi 18 septembre 2008

More pictures Ca y est, on arrive enfin a mettre des photos sur notre blog, il suffisait juste de les compresser; voici des photos de notre expedition au Stok kangri, j'espere pouvoir bientot mettre des videos car on a de superbes images.

mercredi 17 septembre 2008

Expedition au Stok Kangri, 6150m. PREMIERE ETAPE; Mankarmophoto du Stok kangri de nuit, merci FRED arrivee au sommet, heureux''' Les derniers metres
Premier jour dans la vallee de Stok a Mankarmo, 1er camp : il fait un temps magnifique, les couleurs sont splendides : violet, rouge, vert, ocre... et le bleu tranchant du ciel !! Waouhh, l'appareil photo n'a pas eu une minute de repis. Gaelle s'est arrete toutes les 10mn les 2 premieres heures, sous les 3 arbustres qui se couraient apres. Ensuite, ca a ete nickel. Ouf. On s'installe au campement, on rencontre des francais et d'autres gens supers sympas. On a le temps de discuter, les 2 permieres etapes sont courtes, nous arrivons tot. Le lendemain, on demenage au camp de base, proche de 5000m, 2h plus haut. On s'acclimate tranquillement. Il ne fait pas beau... pourra-t-on monter cette nuit. Oui, parce qu'on decolle a 1h du mat' pour l'ascencion !! A 19h, on dort. A minuit, le reveil sonne. On se leve un peu dans les choux ; petit dejeuner a la pleine lune. Super, le ciel est completement degage. On prend les sacs a dos deja prets : le parapente et le sac de vivres, affaires chaudes et piolets/crampons. Et c'est parti, tres doucement. Pour l'instant tout va bien, pas de probleme a signaler, pas de mal de l'altitude, pas froid. Traversee du glacier presque plat, legerement recouvert de neige fraiche. Puis on arrive au pied du monstre. Il est la, imposant, eclaire par la Lune. Une enorme face de roche, dans laquelle on a du mal a imaginer un passage. Et c'est parti, encore plus lentement. On s'arrete souvent pour retrouver son souffle. Il fait tres froid, tres tres froid, on a les mains et les pieds geles. De plus en plus, chaque effort devient difficile a faire. Les 500 derniers metres, c'est tout au moral que ca marche. Alexis a mal a la tete et a un peu des nausees. Gaelle, ca va encore. Merci le Coca 7 CH ! Le jour se leve, on est sur la derniere mais longue arrete, toute en passages d'escalade facile et de neige. C'est magnifique : un ocean de montagnes tout autour de nous, sur lequel joue les premiers rayons du soleil. Allez, on se motive, le sommet n'est pas loin ! Et on finit par y arriver !! "Congratulations" !!! Wahou, on l'a fait !! Reste maintenant la descente, qui n'a pas l'air d'etre une mince affaire. Mais pour nous, au bonheur, les conditions sont reunies pour un retour par les airs. On se prepare et hop, decollage a 6150m !!!! Youhouhhh, on crie de joie tellement c'est enorme. On fait un super vol, le plus beau de notre vie. Et une demie-heure apres, on est posee au camp de base, 3h avant tout le monde. Il est 8h30 et la journee a deja ete bien remplie !! L'apres-midi, on redecsend au 1er camp qui est plus confortable. Le lendemain, avant de rentrer, Alexis fait voler 3 Ladakis : un guide, le proprietaire du site et notre horseman. C'est tout simplement parfait. On est meme pas si fatigues que ca ! On a passe un trek vraiment genial, on a reussi le challenge principal de notre voyage...