Voici quelques belles photos prises par mon pote espagnol SERGI, il fait vraiment de belles photos et il m a appris a prendre des photos de nuit.
Merci sergi, pour plus d info, son email:
elpirineo@gmail.com
Le blog du voyage d'Alexis et Gaëlle autour du monde
Même genre de gueste-house, même repas (riz, lentilles, légumes), même chaleur humaine. Sauf que Gaelle est un peu malade du ventre, rien de grave, ça ne durera qu’un jour et une nuit. Le deuxième jour de marche, c’est bien plus difficile. On a un col a plus de 5000m d’altitude a passer et …on les sent passer !
Il y a de la neige, mais il ne fait pas froid. Depuis le col, on termine les 250m de denivellee négative en parapente.
Vue depuis le col.
On arrive donc a Nimaling, a 4800m ! Ici, il fait froid. Surtout la nuit. -10 degrés au moins. La rivière gèle la nuit ! La brise froide descend des pentes enneigées et gèle tout ce qui est resté humide dehors, et même dans les tentes : eau des gourdes, gant et serviette de toilette,… Le lendemain, les rayons du soleil nous réchauffent vite. Mais pour faire la vaisselle de la veille dans la rivière, il faut se motiver ! L’eau transit les mains ; quand on le ressort, on a des paillettes de glace sur la peau, la vaisselle, au lieu de sécher, gele ! Un bon thé pour se réchauffer… mais il faut parvenir a faire marcher ce réchaud au kérosène indien ! On doit appeler plusieurs fois le gars de la tente-shop à la rescousse ! Ce réchaud, ça sent mauvais, c’est sale et c’est surtout très technique. Il parait que c’est mieux que le gaz en altitude. Mais on arrive à se faire de bons petits plats, grâce a Sergi, fin cuisinier des montagnes.
Nous resterons 4 nuits à Nimaling ! Kristin est partie pour la Markha Valley, plus au chaud. L’alpinisme ne le tente pas.
Le Kang Yatse, magnifique, depuis notre camp.
Pour nous, ce fut une vraie expédition mais pas comme prévu… malheureusement. La deuxième nuit, après un jour de repos au camp, nous nous réveillons a minuit pour tenter l’ascension du Kang Yatse. Mais, mauvaise nouvelle, Xavi est malade. Impossible pour lui de partir, des qu’il marche, ça lui tord les boyaux. On pourrait partir a 3, mais ce serait dommage. Déjà un, on est une team, de plus, un jour de plus d’acclimatation ne fera pas de mal, et surtout, si on par a 3, adieu la possibilité de décoller du sommet : Sergi ne peut pas redescendre seul le glacier. Un bon chocolat chaud et on retourne donc se coucher. Le lendemain, les 3 les plus en forme vont se promener au dessus du camp, chaussés des Koflach (chaussures d’alpinisme en plastique). La neige est poudreuse, ce qui ne laisse présager rien de bon pour l’ascension : faire la trace dans la neige molle, ça fatigue très vite et le glacier peut être avalancheux. Le moral n’est donc pas au plus haut, même si nous avons pu nous élever un peu en rentrant de notre ballade en parapente. Et le décollage fut tendu, il a fallu s’y reprendre a deux fois, avec un « pique-du-nez » dans la neige entre 2 ! Vent de cul, neige molle et faible densité de l’air due a l’altitude… que de facteurs négatifs a la fois ! Mais on a réussi, après avoir passe un quart d’heure a damer une piste d’envol…
Troisième nuit, on loupe le réveil et on se lève avec 2 heures de retard !... Décidément ! Mais, on se motive et on part. Une vieille trace gelée et toute cabossée nous guide dans la nuit noire. Nos frontales se dandinent en file indienne (!). Il ne fait pas trop froid, même si le thé bouillant des gourdes devient vite tiède. Le chemin est, comme prévu, peu évident : parfois le pied se pose sur de la neige dure, parfois il s’enfonce dans la neige molle ou croûtee, parfois il glisse sur les gratons… Au bout de 3h30 de marche, Sergi s’arrête, la loi de séries : il se sent tout a coup très fébrile et malade,… au ventre. Il peinera d’ailleurs à redescendre. Nous continuons a 3, en sachant que le vol du sommet, c’est fini. L’aube arrive, et avec elle des jeux de lumière sur la foret de pointes rocheuses si colorees, des massifs alentours. Ca remet du baume au coeur.
Le troisième jour dans la vallée nous permettra d’accéder a Chilling, un village pas plus gros que les autres, mais qui est sur une route.
Nous venons toujours dans le meme point Internet. Vu le temps qu’on y reste, on peut negocier ! Comme tout ici, d’ailleurs. Nous visionnons notre video du decollage du Stok Kangri et bien sur, ca remeute du monde ! Le proprio adore ! Le lendemain, nous revoici au meme endroit ; le gars nous redemande la video et fait venir tous ses potes (6 ou 7). Et les voici en train de faire tourner en boucle la video, volume a fond. On nous entend donc tres bien hurler de joie… et ca remene encore plus de monde autour de l’ecran. Ils aiment bien regarder aussi la video du vol de notre horseman.
Tsuki, une Ladakhi avant le deco
Le gerant d’Internet nous demande donc de voler aussi ! Alexis dit : “OK, rendez-vous ici demain a 10h”. Et c’est comme ca qu’on s’est retrouve a 2 jeep blindes d’Indiens et de potes, a monter vers un deco potentiel ! Alexis a donc fait 8 biplaces aujourd’hui, remontant a chaque fois a peid. C’etait epuisant mais franchement super. Ils etaient aux anges ! Tout le monde ne parle que du parapente a Leh, Alexis est LA star du moment ! Demain et les jours suivants sont bookes a fond, Maintenant il fait payer un peu parce qu’on ne peut pas faire voler tout Leh. Le plus souvent, on trouve des arrangements : une fiesta organisee pour nous en perspective, Internet illimite “for free”… C’est parfait. On est bien a Leh !!
Tashi, le proprietaire de notre 'camp de base' : Olden Internet !
Notre grand passionne, alias "Thank you, really, I'm so lucky ! "
Vol au-dessus de la la Gompa (monastere) de Leh