jeudi 30 octobre 2008

Pokhara life
Quelques photos sans long discours pour une fois !!
Ambiance toujours tres tendue dans la navette pour le deco !...
Ram le roi du gonflage, un pilote embauche par l'ecole pour preparer les voiles des biplaceurs. C'est pas le luxe ici ?!!
La nouvelle passion d'Alexis ! Surprenant non ?!!
Celine qui emmene Gaelle comme cobaye en biplace. Elle apprend, mais c'est la championne suisse d'accro quand meme !
Nous avons change d'hotel pour nous rapprocher de l'ecole (Alexis est maintenant a 30 secondes a pied du boulot !). Petit dej' en terrasse... royal !
Toujours depuis l'hotel.
Biplace en approche.
Notre beau bi au dessus du lac scintillant...
A l'atterissage Blue Sky. On ne peut pas se tromper, c'est ecrit dessus !
Lever de soleil apres la fete anniversaire de Celine. On a dormi a la belle au deco et le lever de soleil etait magnifique.
Montee a pied au deco. 1h30 de marche et 600m de denivellee comme jogging du matin. A la fraiche, mais si on sue deja a grosses gouttes !
Cross sur Green Wall, depuis Sarankot (site de Pokhara). On a repose pres d'une ecole pour enlever une cle et les eleves nous aident a redecoller.
Et on est reparti !
Coucher de soleil...
Les femmes ont commence la recolte du riz. Cette annee la mousson a ete courte et ils n'ont pas pu faire suffisament de recoltes. La famine et la hausse des prix menacent...
Flore...
Flore encore...
Arrivee au deco avec en fond les Annapurnas.
Et les Annapuras :
Zoom sur… les bus au Nepal
(plus de photos bientot) Il fallait quand meme faire un topo sur les bus ici, au Nepal comme en Inde, c’est la meme chose. Si on compte le nombre de places assises et le nombre de passagers, on peut se rendre compte que ca va du simple au double ou au triple, voire davantage… En taxi, en moto, c’est la meme chanson ! Le bon cote des choses, c’est que ca pollue moins et que c’est rentable pour les proprietaires, donc peu cher pour l’usager. Parce qu’il faut savoir que le prix du petrole est Presque le meme qu’en France !! Vous imaginez donc pour leur salaire moyen de 50 Euros mensuel ce que ca peut representer. Les bus, meme les longues distances subissent le meme sort : pas de place assise pour tout le monde, donc on s’assoit dans l’allee, on reste debout, on s’entassent a trois par siege, ou le mieux, c’est d’aller sur le toit, si la place n’est pas prise par les chevres ! De la haut, on est les rois de l’Himalaya ! Et c’est Presque plus securitaire qu’a l’interieur : on peut toujours sauter… Mais on se prend parfois les branches dans la figure et il faut se baisser si on passe sous les fils electriques. Sur le toit de la jeep, c’est plutot les toiles d’araignees qui nous embetent. Ce que j’adore, c’est faire mon marcher de la haut : des vendeurs a la sauvette s’approchent a chaque arret et nous proposent des fruits, des graines, des beignets. C’est bien pratique ! Et le plus drole, c’est la pause pipi : lorsque le bus s’arrete au milieu de nulle part, c’est que c’est la pause pipi. La, tout le monde sort et s’eparpille, lorsque c’est possible. Les femmes se cachent entre deux herbes et les homes se posent la ou ils veulent, et c’est parti pour la pipi partie ! Les gens d’oridinaire si pudiques dans ce pays, ne font pas de cas ici! Et si on veut attendre que les homes aient fini pour avoir un minimum la paix, il faut etre prêt a courir après le bus, parce qu’il n’attend pas ! Des qu’il semble que la majorite est rentree, un coup de klaxon et c’est reparti !! On rigole bien pendant les trajets en general, mais les amortisseurs morts et les sieges defences font qu’on s’en rappelled pendant deux ou trois jours ensuite… paie tes courbatures aux reins !
C'est valable meme pour la navette de l'ecole de parapente : il y a un raft et deux canoes sur le toit, une dizaine de personnes accrochees a l'arriere, Alexis et David assis sur le toit les jambes pendant sur le pare-brise et moi sur le marche pied du passager (d'ou je prend la photo) !

vendredi 24 octobre 2008

Cross au Nepal :
SIRKOT- POKHARA : 40 KM
Le Nepal, c’est aussi des possibilities de cross superbes. Nous voici donc 6 motives de la Blue Sky team pour se lever tot et esperer un beau vol de distance, 40km a vol d’oiseau de Sikot a Pokhara. Leves a 5h du mat’ et, 15mn entasses a 6 dans le petit taxi, 3h de bus sur le toit pour admirer le lever du soleil, 2h de jeep avec franchissements de rivieres ou de gros cailloux plus tard, nous voici arrives au deco. On a une super vue d’ici. Des copains, qui y sont retournes plus tard sur 2 jours, on profite d’un coucher et lever soleil splendides ! Les conditions sont bonnes, alors c’est parti : un briefing d’Herve, pilote a Blue Sky depuis longtemps et qui a fait ce vol plusieurs fois, et hop, c’est parti ! Herve et Celine sont en biplace, nous aussi, Sam et Hugo sont en solo. Maintenant, le but c’est de rentrer a Pokhara en moins de 3h, parce qu’ensuite les conditions baissent. Et, de thermiques en thermiques, de transitions ou on se fait tout petit en galeres a 100m sol, de jeux avec les vautours en flirts avec les cumulus, nous voici en approche de Pokhara et de son lac. Le vol a ete grandiose et tout le monde est rentre a bon port. C’est genial ! On finit la journee avec une bonne biere et des momos (chaussons tibetains aux legumes, poulet et/ou fromage) pour feter ca en regardant les photos.

Lever de soleil depuis le toit du bus...

Premier thermique, apres le decolage qu'on apercoit : colline de gauche, second plan.

On enroule un thermique apres la premiere transition.

Le pilote est tres concentre !

Herve et Celine, qui ont pris pas mal des photos que vous etes en train de regarder !

Sortie de nuage, dernier thermique fumant : plaf' a 2400m.

Arrivee a Pokhara, heureux apres 2h30 de vol !
L’equipe qui y retournera plus tard a eu l’honneur de manger une chevre avec la population locale, et surtout d’assister a sa guillotine avec une serpette pas du tout aiguisee. Mais ils ont passé une super soiree, meme si la bonne cinquantaine de gosses ne leur a pas lache la grappe une minute. Le lendemain, deux se sont vaches avant l’arrivee et ont du rentrer a pied, en bus et taxi. C’est ca l’aventure du cross : des rencontres, des experiences humaines hautes en couleurs !! No comment !

mardi 14 octobre 2008

Namaste du Nepal.
Ca y est nous sommes au Nepal ! Nous avons rejoint des chaleurs plus suportables. En resume, nous avons pris l’avion jeudi matin de Leh pour Delhi, puis un train de nuit le meme jour pour Varanasi. Nous sommes restes 3 jours et 2 nuits la-bas, puis enchaine avec un train du soir pour Gorakpur ou nous avons passé une nuit tres courte et tres horrible dans un hotel miteux, juste au dessus de la rue la plus bruyante qu’on ait vu, et toute la nuit non stop (voitures, klaxons, musique a fond, tracteurs vombrissants, gare qui dit 10 fois chaque train, gens qui hurlent…) ! Puis nous avons pris un train pour la frontiere, Sonauli ou il a fallu dejouer les entourloupeurs, puis un autre bus de 8h pour Pokhara. Nous irons a Katmandou sur la route du retour dans un mois et demi.
Pokhara.
Lac de Pokhara
C’est tout simplement genial, on adore. Il fait chaud mais sec, il y a u lac ou on peu se baigner (il manque juste une plage), il y a des forets luxuriantes, et ca, ca faisait longtemps qu’on en avait pas vu ! Ca vole super bien, en parapente je parle. On a fait un vol de 2h tous les deux, magnifique ! On a retrouves en l’air nos amis francais et suisses (ils ne repondaient pas au telephone !!).

Entretien d'embauche avec le boss de l'ecole de parapente, David Arrufat

On est pose dans un super hotel dans une chamber proper avec un balconnet vue sur le lac… ce matin, le petit dej’ c’etait super ! On nous monte le the tous les jours. C’est assez civilize, voire un peu trop touristique. Il faut marcher un peu pour etre dans le Pokhara Nepalais, avec des etalages de fruits, legumes, condiments de toutes les couleurs, les shops de saris qui font envie a Gaelle, les vendeurs des trucs frits dans leur mini-magasin a roulettes. La route est moins chargee, on arrive a traverser assez facilement, surtout que parfois ils s’arretent pour les pietons. Il y a des supers restaus : hier soir, on a mange du poissons grille (ou flambé au rhum pour Alexis) peche fraichement dans le lac. Mmhhh ! Les premiers poissons du voyage ! Brefs, on est comme des pachas, ici.

Vue depuis notre hotel
Gaelle se dit qu’il faudrait monter une assoc’ pour apprendre l’anglais aux nepalais, parce que c’est calamiteux de ce point de vue ! Autant les Indiens, ancienne colonie anglaise, parlent ou baragouine un peu d’anglais, meme les femmes des bergers ! Autant ici, si on est pas au quartier a touristes, on s’en voit !! Surtout que tout est ecrit avec leur alphabet, donc on peut meme pas essayer de deviner les panneaux ! Mais bon, on se debrouille toujours ! En tout cas, vive le Nepal et vive Pokhara !
Zoom sur…le train en Inde.
Arrivee a la gare de Delhi. Il faut trouver le train pour Varanasi et ce n’est pas une mince affaire. Il n’y a pas moins de 16 quais ! Nous avons le numero 14, donc en avant marche, charges comme des baudets (Alexis a achete un jumbe histoire d’equilibrer les charges…), a se faufiler dans la foule, escaliers, panneaux, passerelles, voix qui couine le nom des trains en partance… On demande notre chemin. On trouve. Enfin on espere etre vers le bon train ; on nous rassure sur ce point. Une queue de 50m pour rentrer dans un wagon… comment ils vont caser tout ce monde ?! Ouf, ce n’est pas le notre. Eux seront assis toute la nuit, alors que nous avons la classe Sleeper. On a des couchettes, mais sans la clim’, ni compartiment ferme. A la roots ! Ils ont du regrouper les touristes, parce que nous tombons a cote de deux sud-coreennes, les seuls etrangers du wagon. Dans notre train Vranasi-Gorakpur, nous serons les seuls cette fois, entoures d’Indiens tres sympas, avec qui nous avons passé un bon moment de proximite ; et oui, nous etions a 10 dans un compartiment 6 places : 4 sur chaque banquette et 2 allonges en haut, et pour 6h de route. Pour Varanasi, c’etait plus de 12h de train qu’il fallait faire. Mais l’ambiance etait sympa et vers 22h, bagages enchaines sous la banquette, affaires importantes en guise d’oreiller, nous nou sommes tous allonges pour essayer de dormir. Comme nous etions en retard de sommeil, ca n’a pas ete difficile. Nous avons bien fait nos 8h !! Aucun probleme d’insecurite a signaler, pas de visage louche a l’horizon, c’est bien moins pire que ce qu’on nous avait dit. Jusque vers 23h et a partir de 6h, des gens passaient en gueulant des choses que nous ne cromprenions pas (ils ne font pas la version touriste dans cette classe), mise a part tchai et coffee. Ils vendent des choses a boire et a grignoter, et meme un repas pour le dinner. Aux gares, on peut meme acheter des choses sans descendre du train, par la fenetre, c’est rigolo ! Les trains sont bleus, enfin bleu sale. Il y a des especes de ventilateurs tres crasseux mais utiles, bien que la meilleure clim’ soit de se poser vers la fenetre et la laisser ouverte. Parce qu’il fait vraiment chaud. On sue a grosses gouttes des que le train s’arrete. Contrairement aux bus, les banquettes sont longues, on a largement la place, sauf que, une fois allonges, les pieds de la plupart des occidentaux depassent ! Il y a 2 ou 3 petits intectes, genre enormes fourmis qui se sont invites, mais ils savent rester disrets. Il y a juste Gaelle, leur grande amie, qui en a vire un de son sac a viande… Dans le genre, on trouve aussi les rats qui se faufilent entre les rails, aux gares. Ils ne derangent personne, car ils restent sur la voie ferree. Par contre ils ont vraiment obeses ! Heureusement qu’ils ne montent pas sur les quais, par ce que la, et dans la gare, il y a une bonne centaine de personnes, de tous les ages et toutes les classes, qui dormant par terre, en attendant leur prochain train. C’est impressionant. Mais les gens sont calmes, poses et jouent avec leurs bambins ou rigolent en regardant les singes faire leurs singeries. Il y a aussi des clochards et des mendiants, mais ce n’est pas la majorite. Ce qui est genial, avec le train, c’est qu’on passe en rase campagne, entre les maisons plus ou moins stables et les riziere. On voit la vie des gens : les femmes et les personnes agees travaillent aux champs, a racler le sol pour ramasser de l’herbe, si courte, pour le betail, les gens se lavent dans des gouilles d’eau stagnante, les vaches se prelassent a l’ombre des arbres, des homes se baladent a bicyclette ou en scooter, d’autres, surtout des femmes, sont a pied, avec un panier sur tete.
On passe un passage a niveau : le train met tellement longtemps a passer, qu’il y a foule au portillon. On fait quelques pointes a 80km/h, mais elles ne durent pas longtemps. Le plus souvent, on ne depasse pas les 50km/h. Mais au moins, ici, il n’y a pas de greve tous les mois… Nous avons vraiment apprecier de prendre le train en Inde, c’est le moyen de transport terrestre le plus sur, je pense, et le moins traumatisant physiquement. On est assis face a face avec nos voisins, ce qui incite vraiment a la conversation. Et ca c’est genial !

dimanche 12 octobre 2008

Varanasi, 3 jours d'arret
. Nous voila a Varanasi, ville sainte pour les Hindous par excellence. Niveau ambiance de rue, c'est Delhi puissance 5 : moins de voitures mais enormement de rikshaws et auto-rikshaws, des scooters, un tas de gens et les vaches, toujours, bien sur ! Il y a un dedale de petites rue d'un metre de large dans lesquelles on se perd, entre la rue principale et les gaths. Les gaths, ce sont les escaliers qui descendent dans le Gange, sur lesquels on fait sa toilette, sa lessive, un peu de natation ou du yoga, on y fait bruler les morts ou, selon leur mort ou leur richesse, on les jette directement dans le fleuve, les animaux morts flottent egalement, les tas d'ordures et ...des bateaux. La seule chose de normale !
Gath des cremations (notre hotel est juste a cote !)
Arrivee a Varanasi, charges comme des mules, on a pris le bateau pour aller jusqu'a notre hotel.
On est tombe pendant un festival et y avait une foule impressionante dans la rue, le soir, ainsi qu'un defile de statues de dieux fabriquees main, avec de la musique et des danses. C'etait super interessant.
Aujourd'hui, le festival termine, les stuatues flottent dans le Gange.
On est aussi alle voir un concert de musique classique Hindi : cithare, flute un peu travesiere, tablas (percussions). On a adore.
Et ce matin, le clou du spectacle, une ballade en pirogue sur le fleuve, au lever du soleil a 5h30. Magique. Le soleil rouge qui si reflete sur l'eau, l'air un plus frais, la vie quotidienne des gens au bord du Gange... On n'a pas regrette de s'etre leve de bonne heure, c'est la seule heure a laquelle on peu voir le soleil : il est camouffle par le ciel, toujours laiteux ici, a cause de la chaleur et de la pollution, certainement.
Il n'est que 6h du matin...
Puja : priere

Danse priere

On est avec des copains de la Norma (pisteurs,...) qui partent aujourd'hui aussi. On a passe un super moment a Varanasi ; mais la, on bouge, parce qu'il fait vraiment tres chaud !

Vue sur le Gange depuis le restaurant sur le toit

En attendant la commande au restau

jeudi 9 octobre 2008

Vol Leh-Delhi. Ca y est cette fois on part de Leh pour de vrai ! On avait eu du mal a arriver (a cause des emberlificoteurs de Delhi, souvenez-vous), puis du mal a en partir (a cause de la route bloquee par la neige). Mais aujourd’hui, nous sommes bel et bien dans l’avion… et il decolle (ce qui n’est jamais gagne ici, en cas de mauvais temps). Nous n’avons dormi que 3 heures parce que nous avons fait la fete avec nos amis du Kang Yatse. Vol magnifique, qui se passe de commentaries. Je laisse parler les photos.
Delhi… ahh Delhi…

Arrivee a Delhi, dans un auto-rikshaw, coinces entre nos sacs, ... et whip whip, slalom entre les voitures (velo)-rikshaws et autres...

Nous voici donc arrives a Delhi. Notre intention, et cette fois, avec une devise : “nous ne laisserons pas entuber par les emberlificoteurs” (retenez bien cette phrase…). Nous avons bien rode et repeater notre plan d’action : prendre le bus public (et pas un taxi), aller a la gare de New-Delhi, monter au 1er etage a la Tourist Office, prendre un train pour Agra. De la, après une journee devant le Taj Mahal, nous prendrons un train pour Varanasi, la ville sainte, et le surlendemain un bus pour Katmandou. Nous trouvons ou il faut attendre le bus, après avoir demande a 5 personnes et en ayant joue des coudes avec les taxis. On nous indique ou il faut descendre et la direction pour la gare. Re-harcelement de taxi et surtout de rikchaws (velo ou moteur). Ah, la voila. On entre et la on nous refoule tout de suite : “vous ne pouvez pas passer, il vous faut remplir le formulaire a l’exterieur”. Un Monsieur fort aimable nous conduit a la cabane aux formulaires et entreprend de nous aidez a les remplir. “Ou voulez-vous allez ?” “Agra.” “Ah, il y a un train qui part dans une demi-heure mais il faut reserver 2h avant minimum.” On ne le crois pas, alors il emmene Alexis au guichet et lui montre sur l’ordinateur qu’il n’y a plus de place. “Il y a un train dans 2h, mais a la gare de Old Delhi, a 3km.” “Chouette, super !”. “Mais il faut reserver au bureau de la societe des transport, a Conougth Place. Je vais vous appeler un rikchaw qui vous y conduira.” “Super, merci, c’est gentil”. C’est parfait tout ca. Arrivee au bureau en question, climatise (il fait chaud et humide ici). Oh non, le train est plein. “Le prochain libre est après-demain”. Ca fait tard. “Et, sinon, en bus ?” “C’est trop dangereux, vos bagages, obligatoirement sur le toit, seront voles, parce que des gens voyagent sur le toit. Mais il y a des minibus, vous mettez les bagages a l’interieur.” Mais ca coute trop cher. Et directement Varanasi ? Pas de train avant 3 jours. “Le moins cher, pour vous, c’est un bus qui va directement a Katmandou, en 30h, depart après-demain.” Pfff, mais effectivement, meme si ca reste cher, ca l’est moins que ce qu’il nous proposait jusqu’a maintenant. On signe, on paie, on s’en va, un peu decus. On va en rikchaw jusqu’a un hotel qu’on a choisit grace au Lonely Planet. La chambre ne paie pas de mine, n’est pas tres proper mais ca fera bien l’affaire. On va manger au restaurant situe sur le toit de l’hotel. Il n’y a plus de place a l’ombre, alors on demande a 2 filles si on peut se joindre a elles. Elles ont de Holande et viennent de se rencontrer. Et nous aussi, il falait qu’on les rencontre, vous allez savoir pourquoi. En discutant, l’une d’elle nous dit qu’elle part a Katmandou ce soir. “Ah ouais ? Et comment ?” “En train couchette de nuit, puis la fin en bus” (obligatoire). “Oh, et ca coute combine le train ?” “J’ai paye 317 roupies” La il faut qu’on dise ce qu’on a paye pour le bus, plus long et moins confortable : 2500 roupies chacun !! “Et tu l’as reserve quand, ton train ? “Ce matin.”. La, une photo de nos tronches deconfites auraient valu le coup ; nous n’en avons pas, je laisse libre cours a votre imagination… On s’est donc fait, encore une fois, roules. Et bien comme il faut. Le Monsieur gentil de la gare n’etait qu’un rabatteur… Nous decidons que ca ne se passera pas comme ca. Nous retournons a la gare, par le bonne porte cette fois. Nous demandons un billet pour Varanasi : “ ce soir a 20h35, il y a de la place.” On hallucine. Il nous a bien menti, l’autre ! On prend ce billet ; pour Agra, pas de place, ca au moins c’etait vrai. Du coup, on retrouve notre visite de cette ville qui nous attire beaucoup. Agra, on ira une prochaine fois ; c’est facile depuis Delhi : en 3h de train (reserver a l’avance!), c’est bon. Reste a retrouver l’autre et a lui montrer de quell bois on se chauffe. On a tourney en rond pendant un bon moment avant de retrouver le bureau, qui est avant-tout une agence privee, n’est-ce pas. Ils ont deux casquettes : public et prive… Malins. On avait hesite entre deux scenarios : “Je viens juste d’apprendre que ma Mama nest tres malade, on ne va plus au Nepal, on rentre en France des qu’on peut”, avec la mine defaite et demandant d’avoir pitie, de nous comprendre (L, je fais un clin d’oeil a Kristin, pour qui cela arrive reellement ; gros bisous a toi et courage !). Ou, deuxieme possiblite, et celle que nous avons choisi : dire qu’on est enerve et en colere contre eux, qu’on a un ticket pour Varanasi, qu’ils nous ont menti en disant qu’il n’y avait pas de place. “Donc, vous voulez qu’on vous rembourse ?” “Oui.” Et le gars revient avec 5000 roupies ! La on etait franchement sur le c…, meme si on essayait de ne pas le montrer. On est sorti en courant, de peur qu’ils aient mis quelqu’un a nos trousses ; on etait paranos tellement ca a ete facile. Ensuite, tout guilleret d’avoir recupere nos emberlificotages, on s’est promene dans Delhi, fais des emplettes (!), fait une bonne action en achetant du lait pour un bebe malade, discutes avec les gens, on a meme croise des copains de France qui partent pour Varanasi ce soir aussi, mais un peu plus tot ! On a reserve le meme hotel qu’eux. Ils vont aussi a Katmandou et Pokhara ! C’est fou comme le monde est petit quand meme !! Donc, meme si tout ne s’est pas passé comme prevu, ca se passe super bien quand meme. Merci aux Hollandaises qui nous ont permis de nous remettre sur “le droit chemin” !!

Dans les rues de Delhi, un vendeur de beaux fruits et legumes qui a reussi a trouver une place

Des arbres peu communs poussent par la : ils ont des racines sur les branches ! Une idee de la nature face au manque d'eau peut-etre...

Photo de nuit, pleine lune.

Ambiance dans la rue de Main Bazar, Delhi.
Cette rue porte bien son nom !! Le long de la rue, des echoppes : souvenirs (rue de touristes, ici, plutot genre baba cool), vendeur de quelques legumes, tailleurs, barbiers en plein air, vendeur de jus d'oranges presses, de glaces, de CD, epicerie, quincallerie,... ou autres choses diverses. Sur la place ou on aurait pu construire un trottoir, des gens : des Indiens, des gros riches et des pauvres maigres, des clochards qui dorment a meme le sol ou qui fouillent les poubelles, tres peu mendient. Ils sont juste la, a attendre je ne sais quoi, en dormant, sans que les mouches ou autres bestioles de leur fassent plus aucun effet... Les Indiens donc, et les touristes, dans des tenues plus ou moins extravagantes.
Plus au centre de la rue, qui n'est pas large du tout, d'ailleurs, il y a le trafic : les pietons qui traversent en regardant de tous les cotes, les rikchaws qui pedalent et jouent de la sonnette, les auto-rikchaws qui petaradent et jouent du klaxon, les scooters qui en font autant, une voiture qui en fait egalement autant mais qui peine vraiment a se faufiler, et les vaches bien sur, au milieu de tout ca. Ca fait du bruit, ca s'agite dans tout les sens, c'est plein de couleurs, plein d'odeurs aussi, plus ou moins alechantes... tous les sens sont en eveils. Oui, le toucher aussi, parce qu'il faut bien se serrer pour que ca passe. Mais ca passe toujours, meme si nous, parfois, on ferme les yeux et s'arrete de respirer. On est ailleurs, et ca nous plait. On s'y sent bien. Mais heureusement que ca ne durera que quelques heures, quand meme... Ca peut devenir fatigant pour des amoureux de nature et de grands espaces comme nous.