Lever de soleil depuis le toit du bus...
On enroule un thermique apres la premiere transition.
Herve et Celine, qui ont pris pas mal des photos que vous etes en train de regarder !
Sortie de nuage, dernier thermique fumant : plaf' a 2400m.
Le blog du voyage d'Alexis et Gaëlle autour du monde
Lever de soleil depuis le toit du bus...
On enroule un thermique apres la premiere transition.
Herve et Celine, qui ont pris pas mal des photos que vous etes en train de regarder !
Sortie de nuage, dernier thermique fumant : plaf' a 2400m.
Entretien d'embauche avec le boss de l'ecole de parapente, David Arrufat
On est pose dans un super hotel dans une chamber proper avec un balconnet vue sur le lac… ce matin, le petit dej’ c’etait super ! On nous monte le the tous les jours. C’est assez civilize, voire un peu trop touristique. Il faut marcher un peu pour etre dans le Pokhara Nepalais, avec des etalages de fruits, legumes, condiments de toutes les couleurs, les shops de saris qui font envie a Gaelle, les vendeurs des trucs frits dans leur mini-magasin a roulettes. La route est moins chargee, on arrive a traverser assez facilement, surtout que parfois ils s’arretent pour les pietons. Il y a des supers restaus : hier soir, on a mange du poissons grille (ou flambé au rhum pour Alexis) peche fraichement dans le lac. Mmhhh ! Les premiers poissons du voyage ! Brefs, on est comme des pachas, ici.
Danse priere
On est avec des copains de la Norma (pisteurs,...) qui partent aujourd'hui aussi. On a passe un super moment a Varanasi ; mais la, on bouge, parce qu'il fait vraiment tres chaud !
Vue sur le Gange depuis le restaurant sur le toit
En attendant la commande au restau
Arrivee a Delhi, dans un auto-rikshaw, coinces entre nos sacs, ... et whip whip, slalom entre les voitures (velo)-rikshaws et autres...
Dans les rues de Delhi, un vendeur de beaux fruits et legumes qui a reussi a trouver une place
Photo de nuit, pleine lune.
Même genre de gueste-house, même repas (riz, lentilles, légumes), même chaleur humaine. Sauf que Gaelle est un peu malade du ventre, rien de grave, ça ne durera qu’un jour et une nuit. Le deuxième jour de marche, c’est bien plus difficile. On a un col a plus de 5000m d’altitude a passer et …on les sent passer !
Il y a de la neige, mais il ne fait pas froid. Depuis le col, on termine les 250m de denivellee négative en parapente.
Vue depuis le col.
On arrive donc a Nimaling, a 4800m ! Ici, il fait froid. Surtout la nuit. -10 degrés au moins. La rivière gèle la nuit ! La brise froide descend des pentes enneigées et gèle tout ce qui est resté humide dehors, et même dans les tentes : eau des gourdes, gant et serviette de toilette,… Le lendemain, les rayons du soleil nous réchauffent vite. Mais pour faire la vaisselle de la veille dans la rivière, il faut se motiver ! L’eau transit les mains ; quand on le ressort, on a des paillettes de glace sur la peau, la vaisselle, au lieu de sécher, gele ! Un bon thé pour se réchauffer… mais il faut parvenir a faire marcher ce réchaud au kérosène indien ! On doit appeler plusieurs fois le gars de la tente-shop à la rescousse ! Ce réchaud, ça sent mauvais, c’est sale et c’est surtout très technique. Il parait que c’est mieux que le gaz en altitude. Mais on arrive à se faire de bons petits plats, grâce a Sergi, fin cuisinier des montagnes.
Nous resterons 4 nuits à Nimaling ! Kristin est partie pour la Markha Valley, plus au chaud. L’alpinisme ne le tente pas.
Le Kang Yatse, magnifique, depuis notre camp.
Pour nous, ce fut une vraie expédition mais pas comme prévu… malheureusement. La deuxième nuit, après un jour de repos au camp, nous nous réveillons a minuit pour tenter l’ascension du Kang Yatse. Mais, mauvaise nouvelle, Xavi est malade. Impossible pour lui de partir, des qu’il marche, ça lui tord les boyaux. On pourrait partir a 3, mais ce serait dommage. Déjà un, on est une team, de plus, un jour de plus d’acclimatation ne fera pas de mal, et surtout, si on par a 3, adieu la possibilité de décoller du sommet : Sergi ne peut pas redescendre seul le glacier. Un bon chocolat chaud et on retourne donc se coucher. Le lendemain, les 3 les plus en forme vont se promener au dessus du camp, chaussés des Koflach (chaussures d’alpinisme en plastique). La neige est poudreuse, ce qui ne laisse présager rien de bon pour l’ascension : faire la trace dans la neige molle, ça fatigue très vite et le glacier peut être avalancheux. Le moral n’est donc pas au plus haut, même si nous avons pu nous élever un peu en rentrant de notre ballade en parapente. Et le décollage fut tendu, il a fallu s’y reprendre a deux fois, avec un « pique-du-nez » dans la neige entre 2 ! Vent de cul, neige molle et faible densité de l’air due a l’altitude… que de facteurs négatifs a la fois ! Mais on a réussi, après avoir passe un quart d’heure a damer une piste d’envol…
Troisième nuit, on loupe le réveil et on se lève avec 2 heures de retard !... Décidément ! Mais, on se motive et on part. Une vieille trace gelée et toute cabossée nous guide dans la nuit noire. Nos frontales se dandinent en file indienne (!). Il ne fait pas trop froid, même si le thé bouillant des gourdes devient vite tiède. Le chemin est, comme prévu, peu évident : parfois le pied se pose sur de la neige dure, parfois il s’enfonce dans la neige molle ou croûtee, parfois il glisse sur les gratons… Au bout de 3h30 de marche, Sergi s’arrête, la loi de séries : il se sent tout a coup très fébrile et malade,… au ventre. Il peinera d’ailleurs à redescendre. Nous continuons a 3, en sachant que le vol du sommet, c’est fini. L’aube arrive, et avec elle des jeux de lumière sur la foret de pointes rocheuses si colorees, des massifs alentours. Ca remet du baume au coeur.