mercredi 10 juin 2009

Lima
Un message sans photo, puisqu'il nous a été volé... Cette grande capitale au bord de la mer peut etre sympa, mais surtout si on peut habiter dans les quartiers riches de Miraflores, sinon, bof... Nous, nous avons logé chez l'habitant, deux soeurs retraitées, au 14ème étage, surplombant l'énorme rue Tacna et ses 8 voies, une horreur ! Nous avons donc plus souvent trainé du coté de Miraflores en journée, puisque c'est là qu'il y a l'Ambassade (pour refaire le passeport d'Alexis), le site de parapente et les meilleurs endroits pour sortir. Nous avons eu la chance de pouvoir voler une après-midi sur le site du Parque del Amor. Ce n'était pas gagné puisque qu'il y a une nappe de brouillard qui reste collée à la ville en ce moment, un peu terne cette ville tout de meme du coup !... Nous avons donc eu un crénau, dont nous avons bien profité : voler en rase motte au-dessus des immeubles, regarder ce qu'il se passe dans les appartements, faire un touch sur un toit,... c'est rigolo !! Nous avons rencontré Lucho, un moniteur de parapente qui a son école. Il est plus cool que les autres. Sur ce site, c'est casque obligatoire, quinze biplaceurs qui attendent leur tour auprès des touristes, dans un ordre bien précis. C'est assez strict ! Il y a plus de lois sur ce site que n'importe où ailleurs au Pérou !! On a passé une bonne soirée avec lui et sa copine anglaise. Le lendemain, on a enfin eu le passeport d'Alex. Le soir pour feter ça, on a dansé et picolé avec un autre copain péruvien, jusqu'à 3 heures du matin. Il nous a emmené dans de bons endroits, c'était génial ! Maintenant, il nous reste plus que quelques heures pour dormir un peu avant de prendre l'avion, pour aller au Venezuela, GENIAL !!

vendredi 5 juin 2009

En route pour Lima,... gros caca !
Pour pas dire autre chose de moins "écrivable" ! L'après-midi, après avoir passé une super matinée sur les îles en compagnie des manchots et des otaries, nous décidons de prendre le bus qui monte en direction de Lima. Nous pensons nous arrêter à Cerro Azul, un peu plus loin, une jolie dune en bord de mer qui peu servir de site de parapente. Mais comme il fait gris, nous décidons de tirer jusqu'à Lima. Nous en avons raz le bol de se trimbaler nos 4 énormes sacs qui s'alourdissent avec les souvenirs et nous pensons qu'avec ce temps, il n'y aura rien à faire avec Cerro Azul : pas de plage, pas de parapente... La capitale poluée ne nous tente pas beaucoup plus, mais bon... Au moins on pose nos bagages une bonne fois pour toutes (ensuite, au Venezuela, nous serons dans la famille d'Alexis et nous fonctionnerons en étoile). Les prix sont beaucoup plus chers ici, les taxis, les restaurants, les hotels... Surtout si on veut aller dans le beau quartier de Miraflores, au bord de la mer. Nous laissons tomber cette idée, nous irons en bus demain. Nous sonnons donc à une adresse sans pancarte : ce sont deux dames retraitées qui louent quelques chambres de leur grand appartement au 14ème étage ! Ce n'est pas le luxe, c'est très bruyant car les fenêtres (pas de double vitrage ici) donnent sur une immense rue à 8 voies, mais les prix sont corrects. La dame nous demande notre passeport pour le registre... et là Alexis se met à hurler depuis la chambre : "Pu... Gaëlle, il n'y a pas la banane dans le sac !!!!!!". On remue tout. Rien. L'a-t-on oubliée quelque part ? Nous l'a-t-on volée, ce qui est plus probable puisqu'on se souvient l'avoir mise dans le sac... C'est la grosse panique. Dedans, il y avait le passeport d'Alexis, la caméra, la montre GPS, le vario, les batteries et les cartes mémoire (qu'heureusement on avait vidées juste avant de partir, sinon, vous n'auriez pas les photos de l'île),... Puis on se rend compte qu'il n'y a plus l'appareil photo dans le sac !! Cette fois c'est sûr, on nous a volé ! Surement dans le bus. Nous avions mis notre sac, qui avait du mal à rentrer d'ailleurs, sur la plage au-dessus notre tête. D'habitude nous le gardons à nos pieds, mais comme nous roulions de jour,... Bien énervés (surtout Alexis, Gaëlle essaie de laisser couler, c'est pas bon pour le bébé !), nous filons au comissariat enregistrer la plainte. Le lendemain, nous nous levons tôt pour être les premiers à l'Ambassade (heureusement que nous sommes dans la capitale, de ce point de vue), qui nous disent qu'il faut faire un passeport d'urgence et que le temps pour l'obtenir dépend de l'autorisation par mail que doit donner la sous-préfecture de Saint-Julien (pourvu qu'ils ne soient pas en grève...). Nous les appelons ; peut-etre que ça aura fait accélérer les choses, en tout cas, nous avons la réponse le lendemain, ouf ! Nous partons 2 jours après au Venezuela. L'assurance devrait, j'ai bien dit devrait, fonctionner pour les biens matériels. Dans quelle mesure, suspense... Donc tout finit à peu près bien, sauf qu'on n'a plus d'appareil photo jusqu'à... on verra les finances... Désolés pour le blog, on téléchargera des images sur Internet !!...
Paracas et les Iles Ballestas
Ouaiiiisss, enfin, l'océan !! Ça fait du bien après presque 3 mois passés en altitude avec la doudoune ! Le bus nous laisse sur la Panaméricaine, à hauteur de Pisco. Finalement, des guides nous guident (forcément) sur Paracas, le port d'où partent les tours pour les îles Bllestas, réputées pour leur faune extraordinaire. Arrivés sur place, nous sommes agréablement surpris par la jolie rue piétonne qui longe l'océan. C'est hyper touristique, ça ça nous plait moins, mais bon... Nous pensions faire le tour de bateau dans la journée, mais nous arrivons un peu tard (10h le matin !), il nous faudra attendre le lendemain.
Comme nous sommes séduit par le lieu, ça ne nous dérange guère. Nous trouvons un petit hotel coté moins touristique et nous passons la journée à nous reposer de notre nuit de bus, à regarder la TV (gloups !, mais bon, ça faisait longtemps, on a le droit...). Nous nous régalons au restaurant avec les menus poisson : en entrée soupe avec du poisson ou ceviche (poisson cru en carpaccio), en plat poisson à la plancha ou riz au fruit de mer, un régal ! On a fait le même restau deux fois !! En fin de journée, nous allons nous promener et Alexis trouve encore un match de foot dans lequel s'inscruster (Oliv' : Alex continue l'entrainement, et vous à Sllanches ?!). Il adore et ça fait de nouveaux copains qui nous changent des voyageurs que nous croisons !
Un beau pélican ! Gentil gentil, avec ton grand bec !... Remarquez qu'on cache nos mains, de peur qu'il ne les confonde avec un poisson !!
Le lendemain, départ pour les îles.
Le candélabre, tracé il y a deux cents ans, il est toujours intact ! Cette partie de la dune est abritée du vent. Ce dessin fait une bonne centaine de mètres de haut. A quoi ça sert, le mystère persiste...
FAUNE DES ILES BALLESTAS
Les phoques... Bébé tète sa Maman.
Ils sont très patauds sur terre, mais agiles dans l'eau.
Les manchots. Ils sont petits, environ 60cm de hauteur. Mais qu'est-ce qu'ils sont rigolos !
Des oiseaux, des milliards d'oiseaux ! On ne s'est pas pris de fiente sur la casquette, mais ça n'a pas dû passer loin ! Sur ce coup, on a fait un vrai truc à touristes, du début à la fin. On s'est presque bien comportés...

dimanche 31 mai 2009

Arequipa

Nouvelle halte au Pérou. Nous sommes une ville sympatique, ensoleillée et surplombée par 3 volcan, dont le Misti, un peu connu. Des amis ont déjà décollé du sommet. Ça nous tente, mais nous avons d'autres plans prévus dans le coin : le canyon de Cotahuasi.

A Arequipa, nous profiterons d'un bar restaurant français très sympa, le Mono Blanco, oú on a trouvé le meilleur chocolat chaud et la meilleure sauce salade de l'Amerique latine ! On a regardé la finale de la Coupe de la Ligue, beau match !

On a déambuler dans les rues et la magnifique place des Armes (il y a une place des Armes dans chaque ville, chaque village). Nous apprécions cette culture de la place qu'a gardé l'Amerique latine, et qui manque bien souvent dans nos villages français. C'est agréable de regarder les enfants jouer avec les pigeons, les gens discuter, les couples s'enlacer, les marchands vendre leurs friandises maisons... tout cela au son du clapotis des jets d'eau et du bruissement des feuilles dans les arbres, à moins que ce ne soient des palmiers...

Bien sûr, cette quiétude est souvent dérangée par les klaxons des taxis et... les manifestions ! Encore une ! Je ne sais pas combien de jours de manifestation nous aurons eu au total pendant notre voyage en Amérique latine ! C'est une période de changement que vit ce continent. Et nous qui pensions que la France abusait en terme de manif'... Bon, là en général, ils ne font pas grève, ou pas longtemps. Ils embêtent un peu moins la population quand même...

Et puis, le dimanche, fidèle à ce qui est devenue une habitude, nous sommes allés voir un match de foot. Nous en aurons vu un par pays, excepté au Chili. Cette fois-ci, c'est Arrequipa-Cusco qui se joue. Deux villes que nous connaissons. Si Cusco a dominé tout le jeu, Arrequipa égalise dans les 5 dernières minutes, 2-2 ! A la grande joie du stade ! L'arbitre a beaucoup, beaucoup travaillé, un peu trop peut-etre, avec 6 ou 8 cartons jaunes et des centaines de coups de sifflet, il ne laissait rien passer.
Bonne ambiance, beau match, bons pop-corns, beau coucher de soleil sur le Misti qui nous narge par-dessus les gradins... Super après-midi !
Le soir, nous prenons un bus pour Pisco au bord de l'océan, encore une douzaine d'heures sur la route, toujours des chaffeurs un peu locos (ça veut dire "fous") qui se croient en moto dans les virages... Mais si, ça passe... Au moins ça les tient réveillés...
Le canyon de Cottahuasi, une merveille de la nature.

Nous partons d'Arequipa direction le canyon, non pas celui de Colca qui est proposé dans toutes les agences, mais celui de Cotahuasi, qui n'est pas du tout touristique. C'est Manu Bonte, de Nervures, qui nous a passé l'info. Nous espérons donc pouvoir faire un petit vol là-haut.

Première halte au bout de quelques heures de bus : Corire. On pensait arriver assez tôt pour pouvoir faire un vol, mais l'aérologie est déjà bien forte ce matin. Mais qu'à cela ne tienne, nous profitons bien de ce petit pueblo : nous sommes allés manger des écrevisses au bord de la rivière, un régal ! Puis nous sommes allés voir un site de pétroglyphes : Toro Muerto. Mais c'est quoi cette bête ?! Ce sont des gravures sur les pierres, faites au temps des Incas qui venaient là en pélerinage.

Mmmh, la soupe de camarones ! On s'est ré-ga-lé !
Ceci est un pétrolgyphe. A votre avis, quel est cet animal ?...
Des lignes et des zig zags, une de leurs spécialités.
Nous étions seuls dans le désert !
Danse...
Un lama au soleil. Le soir, nous attrapons un bus, direction le canyon. Il nous restent quelques 6h de bus et pas des moindres : de la piste et des virages en épingles à cheveux, pas toujours faciles à négocier pour un grand véhicule, surttout quand le précipice nous tend les bras... Nous demandons à nous arrêter avant la descente dans le canyon : c'est de là que nous pensons décoller le matin de bonne heure. Nous finissons la nuit dans un abri de fortune, avec la voile en guise de matelas ; et nous nous réveillons plus tard que prévu... Comme quoi, une bonne voile peut faire office de matelas, surtout si on n'a pas beaucoup dormi les 7 premières heures de la nuit ! Heureusement que nous tardons pas plus, un vent météo est déjà là en plus de la brise. Nous finirons par décoller et survoler un bon moment le village et ses habitants. Lorsque nous atterrissons dans le stade de foot, des enfants viennent nous rejoindre et des habitants nous serrent la main en nous souhaitant la bienvenue à Cotahuasi. Nous ne croiserons pas un seul autre touriste de notre court séjour en ces lieux magnifiques !
Notre abri, plutôt lugubre, surtout vu de jour...
Survol des champs en mosaïques, splendide variété de verts.
La route, et dites-vous bien que c'est de la piste avec des trous et des pierres en travers ! Et ça ne croise pas toujours, alors vivent les manoeuvres, de nuit bien sûr...
Au second plan, on aperçoit le fond du canyon. Les alentours sont très fertiles.
Un super vol : nous avons presque 1500m de gaz sous les pieds !
Notre auberge, bien au calme pour une fois.

L'après-midi, Alex joue au foot avec des enfants tout juste sortis de l'école (ici, ils terminent à 13h en général), puis avec des jeunes qui se retrouvent pour faire des tournois. Quelques heures bien sportives !! Le lendemain, nous partons nous promener dans le canyon, Nous traversons les maisonnettes des agriculteurs perdues au milieu des champs et des palmiers. Nous croisons les habitants avec leurs ânes et leurs chevaux, les parcs avec les cochons et les poules,... que de sérénité ici !
Puis il nous faut déjà rentrer. Nous nous sommes fait avoir par l'argent : pas un distributeur à moins de 10h be bus. Donc retour un peu trop précipité sur Arequipa. Il nous restait tant de choses à voir aux alentours : une forêt de pierre, une chute d'eau, les condors... Il faut prévoir au moins une semaine ici, car rien n'est prévu pour les touristes. Tout va donc lentement, au rythme des habitants. Et il faut bien amortir les 11 heures de bus chaotiques nécessaires pour se rendre dans ce petit paradis encore bien préservé...
Une nuit qui commence bien : une explosion ! Une des roues du bus a crevée, et bien crevée. Sans même arrêter le moteur, les chauffeurs changent la roue ; la nouvelle n'est pas vraiment en meilleur état, mais ici, tout est usé jusqu'à la corne...